(afp-mc) - De multiples incidents ont perturbé le parcours de la flamme olympique, qui a été éteinte peu après 13H30 (7 h 30 HAE) à Paris «pour des raisons techniques», selon la préfecture de police de Paris, aux abords de l'immeuble de France Télévisions.
Elle avait d'abord été mise à l'abri dans un autobus de sécurité à deux reprises, interrompant le relais à travers Paris lundi, a constaté l'AFP.
Le périple a d'abord été interrompu sur la rive gauche de la Seine, alors que le cortège se déplaçait en direction d'Issy-les-Moulineaux (sud-ouest de Paris) après être sortie du périmètre de sécurité installé autour de la Tour Eiffel.
Le relais a repris avec le joueur de tennis Arnaud Di Pasquale, avant d'être à nouveau interrompu.
Tout le long du parcours que doit emprunter la flamme, des hommes et des femmes tentaient de s'allonger sur la chaussée, mais sont aussitôt délogés par la police avant l'arrivée du cortège, a constaté un autre journaliste de l'AFP.
Cinq personnes, quatre hommes et une femme, ont été interpellés par la police.
Deux hommes, pro-Tibétains, qui brandissaient un drapeau tibétain et tentaient de s'installer sur la chaussée avant le passage de la flamme, ont été aussitôt arrêtés par la police.
Quelques minutes plus tard, deux militants de Reporters sans frontières (RSF) ont tenté de sauter par dessus les cordons de policiers pour atteindre la flamme qui était à quelque 3 mètres d'eux, a constaté un journaliste de l'AFP.
Enfin, Mireille Ferri, vice-présidente écologiste du Conseil régional d'Ile-de-France, a été interpellée, alors qu'elle se dirigeait vers la Tour Eiffel munie d'un extincteur.
Par ailleurs, un drapeau noir sur lequel des menottes figurent les anneaux olympiques, a été déployé au premier étage de la Tour Eiffel, côté pilier nord, a constaté l'AFP.
Au moins 3 individus se trouvent dans la structure métallique juste en dessous du premier étage, entre le pilier nord et le pilier ouest. Les individus ont profité de la pause des agents de sécurité pour escalader l'édifice par le pilier nord et déployer leur drapeau qui mesure environ quatre mètres.
De nombreuses bousculades émaillent la progression du cortège qui doit s'arrêter parfois. Un handicapé en fauteuil roulant a été renversé, mais n'a pas été blessé, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents se sont multipliés, avant même le départ du relais, qui a été donné avec quelques minutes d'avance par l'ancien athlète français Stéphane Diagana.
Un élu écologiste parisien a été stoppé par le service de sécurité alors qu'il tentait de s'approcher de la flamme olympique, au premier étage de la Tour Eiffel, a constaté un journaliste de l'AFP.
Peu avant le départ, les porteurs de drapeaux tibétains, qui entendaient manifester près de la Tour Eiffel ont été priés par la police de partir ou de ranger leurs drapeaux. En revanche, les drapeaux français et chinois ont été autorisés, a constaté la même source.
A proximité de la Tour Eiffel, un policier a arraché un fanion de Reporters sans frontières (RSF) des mains d'une Vietnamienne non loin de là. Elle portait un tee-shirt où l'on pouvait lire: «Chantons pour les droits de l'Homme», en français et en anglais.
Plusieurs centaines de manifestants pro-Tibet étaient rassemblés près de la Tour Eiffel pour dénoncer les «massacres» perpétrés par la Chine au Tibet.
Une brève altercation s'est déroulée quand un sympathisant de la Chine a traversé le parvis des droits de l'Homme, au Trocadéro où a lieu la manifestation, en brandissant un drapeau chinois.
Des manifestants l'ont invectivé et ont tenté de lui arracher son drapeau. Mais des policiers en civil sont rapidement intervenus pour s'interposer. L'homme a notamment lancé en français «JO, esprit sportif».
Un impressionnant dispositif de sécurité, digne de la protection d'un chef d'État, a été mis en place avec pas moins de 3.000 policiers, sur terre, dans les airs et même sur la Seine.
Une «bulle étanche» d'environ 200 mètres de long avait été constituée autour du porteur de l'emblème des JO, composée de 65 motards, 100 policiers en rollers et autant de pompiers de Paris joggeurs.
Chaque porteur de la flamme devait être suivi de 32 véhicules de CRS, soit 160 hommes, un groupe de motards fermant la marche. 1.600 policiers devaient être répartis sur le trajet pour parer à toute éventualité.
La flamme devait être portée par 80 relayeurs sur les 28 km du parcours.
Sur la façade de l'Hôtel de ville sera déployée une banderole proclamant: «Paris défend les droits de l'Homme partout dans le monde».
La flamme olympique est arrivée en France dimanche soir à 23H45, en provenance de Londres, où elle a effectué dimanche une traversée mouvementée.
Selon Scotland Yard, 37 personnes avaient été arrêtées pour des atteintes à l'ordre public.
La flamme olympique doit quitter la France lundi soir à destination de San Francisco (États-Unis), où d'importantes mesures de sécurité seront déployées.
Publié par : Marcel Charland
à 08:10:33
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